Stéphane Marin

metteur en son / paysagiste sonore

Acteur du développement de l’art sonore en espaces libres, ​​

compositeur de musiques électroacoustiques multiphoniques

pour le spectacle vivant en espace public,

Stéphane Marin s’investit depuis 2003 dans des aventures artistiques in situ

qui partent à la rencontre et à l'écoute d'espaces atypiques.

 

C'est à la frontière entre l'écoute du paysage sonore in situ et la composition,

dans la porosité que propose l'oeuvre qui se frotte au réel,

que s'engage son travail.​​​

Ses trajectoires artistique, écologique et spirituelle

le rapprochent chaque jour un peu plus près du silence.

Parcours :


Après des études de philosophie auprès de Daniel Charles et Clément Rosset, et un mémoire avorté sur le thème de la rencontre, Stéphane Marin s’est rapidement passionné pour les nouvelles possibilités d’expressions offertes par la M.A.O. (Musique Assistée par Ordinateur). Des compositions musicales à forte charge narrative et dramatique voient alors le jour, à l’aube de ce nouveau millénaire, une musique “filmique", "cinématique".

Initié aux pratiques spécifiques des Musiques de Ville et des arts sonores en espaces libres au contact de Pierre Sauvageot en 2003 (Lieux Publics, C.N.C.A.R., Marseille), Michel Risse (Décor Sonore - Paris), et Eryck Abecassis, il n’aura dès lors de cesse d’explorer des formes sonores contextuelles liées aux lieux, aux architectures, aux espaces publics de re-présentations. Il rencontre alors Serge Delaubier (Studios Puce Muse, Rungis) auprès duquel il se forme aux techniques de spatialisation gestuelle du son (Méta-Instrument), compétences qu’il enrichira d’une formation au GMEM (Centre National de Création Musicale, Marseille) sur le spatialiseur "Holophon" (Max/MSP).

 

Il délaisse alors ses projets studio personnels pour s’investir intégralement dans ces créations "multi-canal" à l’échelle de la ville.

Suite à de nombreuses collaborations avec des compagnie des Arts de la Rue (Allegro Barbaro / Le Phun / Osmosis Cie / 2ème Groupe d'Intervention / Décor Sonore) sur des projets représentés aux 6 coins de l'hexagone, ainsi que dans les festival internationaux comme ceux des villes de Suwon, Beirut, Poznan, Grätz, Valladolid, Manchester, Saarbrüken, … Stéphane MARIN crée ESPACES SONORES, une compagnie dédiée à la création sonore contextuelle et aux arts de l'écoute.

 

Ainsi, depuis 2008, il conçoit, compose et partage avec tous les publics, des parcours sonores à partager à 2 sous un parapluie " UN PÉPIN POUR 2 " crées spécifiquement pour la Gare Saint-Charles à Marseille (Lieux Publics - Centre National des Arts de la Rue) ou pour les rues et les sous-terrains de Singapour (Singapore Arts Festival - National Arts Council); "ÉLÉMENTAIRE " une siestes sonores écologiques et paysagères (MNHN, Domaine de Chamarande, CCAS...) ; des marches d'écoutes "re_COMPOSED re_ALITY" (Le Cube, Lieu Multiple...) , " ÉCOUTES D'ESPACES / ESPACES D'ÉCOUTES " (I Love Science Festival - Bozar - Tour & Taxis - Bruxelles...); des séances de " YOGA DES OREILLES "; ou bien encore des installations performatives architecturales " )) archi_teXtures sonores (( " (Maison Salvan - Labège, l'Usine CNAREP- Tournefeuille).

Il produit par ailleurs des oeuvres radiophoniques pour France Culture La nuit infuse », « Un Promeneur écoutant ») Arte Radio (« Mingalabar ! »), RFI (« Écoutez (Öland /Bastia / Kandy / Galle / Rangoun) avec Stéphane Marin »), Framework Radio (Estonie), mais aussi des albums publiés physiquement et/ou numériquement sur les labels belge Unfathomless (« Serendib rythms »), italien Galaverna (« Matins d’Ariège »), ou chinois Bivouac Recording (« 60 minutes cities : Bidoune ») sans oublié ses auto-productions disséminées au fil du net (« L’Oreille Nomade en Birmanie »,  « Comme un dimanche matin » …). Un album duo avec Ludovic Medery sortira début 2019 sur le prestigieux label allemand Gruenrekorder.


Il est aussi curateur du projet « Each Morning of the World », où il invite chaque dimanche matin un.e nouvel.le artiste pour ce tour du monde des paysages sonores matinaux (Radio Grenouille; Resonance Extra; Radio Panik; Radiocarbono).

Stéphane Marin a été récompensé plusieurs fois pour sa démarche singulière et son écriture sonore atypique in situ :


2008 : Écrire pour la Rue (SACD-DMDTS); 

2014 : Toulouse Up! (Ville de Toulouse);

2015 : DICRéAM (CNC).


Enfin il a été nominé en 2017 puis en 2018 aux Phonurgia Nova Awards - Prix Field Recording / Paysage Sonore.

Démarche(s):

 

L’aspect purement technique des moyens de création et de diffusion du son ne doivent pas occulter leur potentiels sensibles, vibrants, toujours liés, dans la démarche de Stéphane MARIN, à la poésie d’une proposition artistique. Ces médias techniques s’effacent immédiatement au profit du sonore, et de(s) l’espace(s) sensible(s) qu’il vient faire entrer en résonance, qu’il met en relief, qu'il dévoile.

Que ce soit par le biais de la multidiffusion du son (en octophonie à 360° entourant le public, en hexaphonie par plans successifs en profondeur et échappées latérales, ou bien sur différentes hauteurs...), de dispositifs de diffusion originaux (parasons, casques anti-bruits sonorisés, enceintes en mouvement...)  par une exploration singulière des techniques de fied recording (prises de son chorégraphiques, micros non-conventionnels, placements dans une bouche d’égout, une goutière, face à un mur, à l'intérieur d'un casque anti-bruit...), ou bien enfin par ses dispositifs originaux de mixage et de re-composition live et in situ du paysage sonore ( plateforme audionumérique nomade : "re_COMPOSED re_ALITY" ); tous ces « moyens » sont utilisés dans le but de rencontrer, habiter, et faire écouter en partage ces espaces sonores transfigurés.

Au coeur de sa démarche, la composition est intimement liée, entremêlée et toujours à l’écoute des spécificités d’un lieu, d’un site.​

Il en propose une écoute, une réflexion et une pratique radicalement contextuelle.

 

 

 "Le son est un art de l’espace"

Un récent voyage en Birmanie (mars 2013) le fait renouer avec sa pratique de la prise de son de terrain (field recording).

En effet, celle-ci avait croisé sa route de manière non-académique au fil de ses rencontres artistiques. C'est de manière autodidacte et sans aucune référence, qu'il avait défricher ce champs d'investigations sonores, avec toujours, au bout de la prise de son, la création d'une pièce sonore dédiée à un spectacle vivant ayant lieu au sein des espaces publics.

 

Avec L'Oreille Nomade et ses 28 cartes postales sonores binaurales, il découvre le plaisir d'une écriture phonographique "pure"...

entendre : "libre de tout espace de création et de diffusion contextuelle". Il en livre une version longue durée "Mingalabar !" à Arte Radio en mai 2014.

 

Le projet " Élémentaire ", révélant dans une composition de field recording, la musicalité indigène des sons des 4 éléments naturels, finit de vivifier cette pratique qui devient vite une passion dévorante ! En effet, amené à réécrire la bande son de cette sieste sonore écologique et paysagère après une auscultation méthodique de territoires naturels sensibles, Stéphane MARIN, après des années au service des Arts de la Rue, re-découvre les plaisirs des Arts des Chemins et de ses écoutes buissonières...

 

Naîtront de ces auscultations de territoires (Île de Raymond, Île de Ré, Prade de Canohès...) des phonographies, publiées sur différents labels en ligne et/ou géotagguées sur des cartes sonores sur la plateforme Radio Aporee.

 

Enfin, ses toutes récentes marcheS d'écouteS : "Écoutes d'EspaceS / EspaceS d'ÉcouteS", et les " Marches Inouïes ", sont de nouvelles manières (et matières) pour lui d'allier écoutes environnementales, créations sonores, flâneries, par le biais d'auscultation sensibles de nouveaux territoires, de nouvelles architectures, de nouveaux paysages sonores, toujours et avant tout, partagés.

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